En faisant des recherches pour mon premier eBook qui concerne le numérique en famille, je suis tombée sur un bijou d’article de Craig Badura. Il s’agit d’une version améliorée de sa trousse de survie de la citoyenneté numérique. Bien qu’il date de 2013, il est toujours aussi d’actualité en 2018! 

J’ai donc pris la liberté d’en faire un résumé bonifié en traduction libre.

La trousse de survie de la citoyenneté numérique: version revue et améliorée

En 2012, M. Badura a créé une trousse de survie numérique pour illustrer à ses élèves que l’utilisation qu’ils font des outils technologiques peuvent avoir des conséquences. Initialement, il avait inclus le cadenas, la brosse à dent, le marqueur permanent et la pâte à dent.

Un an plus tard, il a décidé d’ajouter des items pour améliorer sa leçon sur la citoyenneté numérique. Voici ce que la trousse de survie contient à présent:

  • Une enveloppe de graines: Inviter les gens à penser axu graines que l’on plante sur le Web. Est-ce que ça va pousser en un gros problème? Est-ce que la plante qu’on fait pousser sera une représentation forte et positive de ce que nous sommes?
  • Un fil électrique connecté (plug): En prenant une rallonge les deux fiches connectées ensemble, mettre l’emphase sur le fait qu’on n’est pas obligé d’être connecté en TOUT TEMPS! La vie est faite pour faire tellement de choses, en ligne et surtout hors ligne.
  • Un miroir: Mise en situation: Si on installait un miroir sur notre appareil numérique et que quelqu’un regardait par ce même miroir et voyait tout ce qu’on fait en ligne. Est-ce que cette personne approuverait ce qu’elle voit?
  • Une feuille de papier: L’item le plus important de la trousse! Inviter une personne à prendre la feuille de papier, à la chiffonner, la pétinner, etc. Ensuite, la reprendre la défroisser et demander à cette personne de s’excuser à la feuille et attend de voir ce qui se passera. En comparant la feuille au coeur d’une personne qui est cyberintimidée, on est à même de conclure que peu importe le nombre de fois qu’on s’excuse, les conséquences de nos paroles et gestes ne s’en iront JAMAIS. Il restera toujours des citratrices, irréparables.
  • Une loupe: Dorénavant, les gens se font une première impression sur toi en utilisant Google, la traditionnelle poignée de main n’étant plus vraiment le premier contact que l’on a avec quelqu’un. Qu’est-ce qu’on retrouve sur toi si on fait une recherche?
  • Un tamis: Il y a une quantité astronomique d’information sur le Web. Le défi est de tamiser la mauvaise information, ce qui est faux ou ce qui n’est pas utile ou applicable pour la recherche ou l’utilisation qu’on fait de la toile.
  • Un tatoo: On parle beaucoup d’empreinte digitale, mais l’image du tatoo digital est bien plus forte: un tatoo est difficile à enlever.
  • Un cahier de notes: Imaginons qu’on trouve un journal dans lequel est écrit tout ce qu’on fait en ligne. Est-ce qu’on serait confortable si quelqu’un tombait dessus et le lisait?
  • Du savon: Garder en tête de créer et partager du contenu PROPRE, c’est-à-dire approprié, sur la toile.
  • Des pansements: De nos jours, les erreurs qu’on fait sont « googleables ». Si un pansement n’est pas suffisant pour aider, il y a un problème.
  • Une laisse: La laisse s’adresse plus particulièrement aux parents pour leur rappeler de mettre des limites quant à l’utilisation du Web à la maison. Pour guider son enfant, il faut s’assurer qu’il est en mesure d’identifier ce qui est ok et ce qui ne l’est pas. Les limites sont là pour ça.

En lisant les commentaires sous l’article, il y a deux commentaires qui m’ont beaucoup parlée.

Le premier proposait d’utiliser les mêmes items de la trousse et d’en regarder l’envers, d’un point de vue plus positif qu’on pourrait nommer les « vitamines de la citoyenneté numérique ». Par exemple, un cadena ouvert illustre la culture de réseau et l’esprit derrière « l’open source »; un crayon peut représenter la transformation de la démocratie qui a évoluée vers l’expression de soi par l’écriture et la lecture. Internet est ce qu’on fait de lui, l’auteure précisait.

Le second proposait d’ajouter le kaleidoscope pour garder en tête que nous pouvons dire quelque chose, mais qu’une autre personne peut détourner notre message ou mal interpréter ce que l’on dit. Par moments, la communication écrite a ses limites: le sarcasme ou la plaisanterie peuvent être ignorés occassionnant ainsi son lot de quiprocos.

Et vous, est-ce que vous ajouteriez ou enlèveriez quelque chose dans cette trousse?

Pour consulter l’article en version originale anglaise:

 http://www.craigbadura.com/2013/08/the-new-and-improved-digital.html 

À propos de l'auteur

Julie R-Bordeleau

Apprenante à vie, je suis une ex-enseignante, maman à la maison de 4 garçons et pigiste en éducation. Ma passion: apprendre de tout, de toutes les façons que ce soit individuellement ou en famille!

Via Apprendre, j'aide les enseignants et les éducateurs à découvrir les milles et une façons et ressources qui favorisent les apprentissages.

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